Organisation des Nations Unis & Organisation Mondiale de la Santé

OMS : « Évoluer vers des modèles de soins assurés par les sages-femmes »

Malgré les progrès significatifs réalisés au cours des dernières décennies, la mortalité et la morbidité maternelles et néonatales ainsi que les mortinaissances demeurent à un niveau inacceptable à l’échelle mondiale, révélant la persistance d’inégalités en santé. Les grossesses chez les adolescentes restent un problème de santé publique mondial d’ampleur, des millions d’adolescentes étant confrontées chaque année aux difficultés d’une grossesse non désirée. L’insuffisance d’accès à des services et à des produits de base dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive et des droits connexes pour des millions de femmes, y compris à la planification familiale et à l’avortement sécurisé, contribue à la mortalité et à la morbidité maternelles et néonatales ainsi qu’aux mortinaissances à l’échelle mondiale. L’augmentation du nombre de personnes, y compris de femmes enceintes et de nouveau-nés, confrontées à des situations d’urgence humanitaires ou de fragilité, exacerbées par les répercussions des changements climatiques, constitue un défi de taille. Les expériences vécues par les individus dans ces situations de crise entraînent de graves conséquences médicales, psychologiques, sociales et économiques dans tous les aspects de la vie et du bien-être des femmes, des nouveau-nés, des partenaires, des familles et des communautés.

Un accès rapide à des soins de qualité permettrait d’éviter la majorité des décès maternels et néonatals ainsi que des mortinaissances. Si l’amélioration de l’accès aux soins est essentielle pour limiter la mortalité et la morbidité maternelles et néonatales, ainsi que les mortinaissances, la mauvaise qualité des soins est responsable d’un plus grand nombre de décès que le manque d’accès aux soins dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Dans ces contextes, plus de 50 % des décès maternels et plus de 60 % des décès néonatals pourraient être évités grâce à des soins de qualité. Nombre de femmes et de nouveau-nés sont victimes de maltraitance pendant la grossesse, l’accouchement et les soins postnatals partout dans le monde. La surmédicalisation de la grossesse et de l’accouchement s’est intensifiée au cours des dernières décennies, ce qui a contribué à dégrader encore la qualité des soins et à entraîner des effets défavorables sur la santé des femmes et des nouveau-nés, faisant obstacle à la réalisation de la couverture sanitaire universelle (CSU).

En vertu du droit international des droits humains, les gouvernements sont tenus de promouvoir, respecter, protéger, garantir et faire respecter le droit des femmes, des nouveau-nés, des enfants et des adolescentes et adolescents à bénéficier de soins de santé de qualité et à jouir des normes les plus élevées en matière de santé.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) approuve la réorientation des systèmes de santé vers les soins de santé primaires (SSP)8 en tant qu’étape fondamentale sur la voie de la CSU. Cela comprend la mise en place de modèles de soins adaptés aux contextes nationaux et locaux, et faisant progresser les principes de la promotion de services de santé intégrés complets. En vue d’assurer la prestation de services de santé de qualité pour améliorer l’état de santé et le bien-être de tous les individus dans le contexte de la CSU, la transition vers des modèles de soins assurés par les sages-femmes représente une approche rentable permettant d’optimiser les résultats de santé des femmes et des nouveau-nés tout en réduisant le recours à des interventions inutiles.

OMS, 27/02/2026